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(GIF) Le psi corporel

Le psi corporel

Par Mario Varvoglis

Souvent des personnes affirment qu’elles peuvent ressentir, parfois corporellement, une sensation vécue au même moment par un proche : c’est ce que l’on appelle l’empathie. Ici, ce qui nous concerne est une capacité d’empathie qui, parce qu’elle se passe àgrande distance, a de fortes chances d’impliquer le psi. Par exemple quelqu’un ressent une vive douleur au bras gauche au moment exact où un parent, loin de là, se blesse au bras gauche.

Cette vidéo, extraite du cd-rom psi explorer de Mario Varvoglis, présente quelques expériences autour du psi corporel.

Les émotions que nous ressentons pour des êtres chers ne seraient-elles pas le meilleur véhicule du psi ? Et même si nous ne sommes pas conscients de recevoir une information psi, l’inconscient pourrait-il, lui, l’enregistrer et réagir ?

Dans les cas de ressenti empathique, il existe une connexion à distance entre deux personnes psychologiquement très liées, dont le médium de contact semble être l’inconscient ou le corps, alors que paroles, pensées et images conscientes ne paraissent pas intervenir. Pour tester l’existence d’une telle forme de communication, l’émetteur est soumis à une expérience émotionnellement forte, et, chez le sujet, on enregistre une mesure physiologique liée aux émotions (comme par exemple la tension superficielle de la peau). Cette activité physiologique devrait, si l’empathie fonctionne, enregistrer le changement émotionnel de l’émetteur.

Les expériences sont généralement divisées en très courtes périodes actives (ou "périodes d’envoi") et en "périodes-contrôle". Etant donné que les périodes sont sélectionnées aléatoirement, il ne doit y avoir aucune différence systématique dans l’état physiologique de base du sujet, entre les deux ensembles de périodes. Dans les périodes d’envoi, l’émetteur reçoit un stimulus intense tandis que dans les périodes-contrôle, le stimulus est neutre ou absent. L’hypothèse est que le sujet, si le psi affecte son corps, réagira à distance lorsque l’émetteur reçoit ce stimulus, c’est à dire pendant les périodes d’envoi. On peut alors établir des comparaisons statistiques entre l’ensemble des périodes d’envoi et l’ensemble des périodes-contrôle. Cela revient à établir une simple comparaison binaire (Activité augmentée/ activité diminuée) afin de voir si les réponses physiologiques du sujet, pendant les périodes d’envoi, s’écartent de son activité physique de base.

1. Réception psi inconsciente d’une émotion

Dès les années 60, DOUGLAS DEAN eut l’idée de tester la capacité d’empathie et imagina un protocole très ingénieux : avant l’expérience, on inscrit sur des cartes des noms auxquels soit le sujet, soit l’agent sont sensibles ; et sur d’autres cartes on inscrit des noms neutres. Le sujet récepteur est relié à un plethysmographe, appareil qui mesure la pression sanguine. Dans une autre pièce, un processus aléatoire prévient l’émetteur lorsqu’il doit prendre une nouvelle carte ; Il regarde le nom inscrit pendant 20 secondes, la repose, et attend la prochaine instruction.

Il y eut 11 sessions, chaque session impliquant 15 essais. En moyenne, le graphe montrait de fortes chutes de la pression sanguine (donc une vaso-constriction) aux moments exacts où sont sortis des noms connus soit du récepteur, soit à la fois du récepteur et de l’émetteur. Lorsqu’il s’agissait de noms connus uniquement de l’émetteur, ou de noms neutres, ou encore de cartes blanches, la physiologie du récepteur ne montrait aucune variation d’activité.

2. Réaction à l’état émotionnel d’une autre personne

Pour Deborah Delanoy et Sunita Sah de l’Université d’Edimbourg, il s’agissait de déterminer si un sujet pouvait réagir physiologiquement à un état émotionnel vécu par un émetteur.

Tout d’abord, l’émetteur écrit certains souvenirs personnels émotionnellement chargés, assez forts pour déclencher chez lui un état d’esprit spécialement positif et heureux. Il sélectionne aussi quatre objets qui n’éveillent chez lui aucun intérêt.

Pendant la session, un processus aléatoire prévient l’émetteur des périodes d’envoi, et leur attribue comme cible soit un état "positif", soit un état "neutre". Le récepteur se trouve dans une pièce située 25 mètres plus loin. Son activité électro-dermique est enregistrée, ce qui, tout comme la pression sanguine, donne une mesure générale de l’état d’excitation émotionnel de la personnne. Pour chaque période d’envoi, le récepteur doit essayer de deviner si l’émetteur se trouve dans un état positif ou neutre.

Lorsque les résultats des 32 paires de récepteurs/émetteurs furent analysés, Delanoy et Sah trouvèrent que les récepteurs n’avaient montré aucun don particulier à discriminer consciemment entre l’état positif ou neutre de l’émetteur. Mais par contre leur activité électro-dermique était beaucoup plus élevée pendant les périodes positives, ce qui laissait envisager une réception psi inconsciente.

Ces études, comme la plupart des recherches physiologiques, montrent qu’il est possible que nous recevions beaucoup plus d’informations psi inconscientes que nous le pensons : Si c’est le cas, les quelques expériences spontanées d’ESP que nous avons pu vivre ne reflètent qu’une petite partie des informations psi que nous recevons. Ainsi les recherches sur le body-psi suggèrent fortement que les réactions corporelles inconscientes peuvent constituer de meilleurs moyens de recevoir des informations psi que les processus conscients.


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