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Comment fonctionne un générateur de nombres aléatoires (GNA) ?

Comment fonctionne un générateur de nombres aléatoires (GNA) ?


Un générateur de nombres aléatoires (GNA) s’avère, pour les chercheurs, un outil utile dans l’évaluation de la faculté psi. Le nom de générateur de nombres aléatoires peut induire en erreur, car la machine ne génère pas des nombres. Elle consiste plutÃ’t en une source d’événements au hasard. On demande aux sujets de tenter d’imposer un ordre àdes événements aléatoires, au moyen de la psychokinèse (PK).

Il existe aujourd’hui différents types de GNA. L’un d’eux,le premier inventé par Helmut Schmidt, est basé sur l’emploi d’une substance radioactive appelée strontium 90. Une propriété naturelle du strontium 90 est que ses atomes se désintègrent constamment et cela de façon aléatoire.

La boîte métallique rectangulaire du GNA renferme une petite quantité de strontium 90 et un dispositif ressemblant à un compteur Geiger, qui enregistre l’instant d’arrivée des particules émises par le strontium 90 lors de sa désintégration.

Dans la boîte se trouve aussi un compteur électronique qui, à toute vitesse, passe son temps à compter 1, 2, 1, 2, 1, 2, des milliers de fois par seconde. L’impact de chaque particule émise par le strontium 90 se désintégrant est utilisé pour produire un courant électrique, venant arrêter le compteur soit sur la position « 1 », soit sur la « 2 ».

Lorsqu’elles ne sont pas soumises à l’influence psi, les particules arrêtent le compteur au hasard, parfois sur la position « 1 », parfois sur la position « 2 ». Tout ce qu’on demande aux sujets, c’est d’arrêter le compteur aussi souvent que possible, sur l’une des deux positions.

Mais il n’est pas demandé aux sujets d’influencer, par la pensée, les particules subatomiques. Pourtant la machine est conçue de telle façon que, chaque fois que le compteur s’arrête, sa position est indiquée grâce à un cercle de petites lampes. Lorsque la machine est branchée, une des ampoules s’allume. Après quoi, chaque fois que le compteur s’arrête sur « 2 », le courant passe dans la lampe suivante, selon le sens inverse des aiguilles d’une montre. Quand il s’arrête sur « 1 », le courant vient allumer l’ampoule voisine, dans l’autre sens.

On demande aux sujets de tenter d’influencer le déplacement de la lumière, parfois dans le sens des aiguilles d’une montre, et d’autres fois dans le sens contraire. Un enregistreur digital affiche le nombre total de mouvements de la lumière, dans la direction requise par l’expérimentateur. Pour chaque sous-série, la lumière se déplace 100 fois : sa durée est de l’ordre de quelques minutes.

La plupart des sujets ne sont pas conscients que le déplacement des lumières reflète l’effet des particules subatomiques sur un compteur électronique. Même si elles en sont informées, rares sont les personnes capables de comprendre exactement comment fonctionne un tel processus.

Les sujets réussissent néanmoins à modifier significativement le déplacement de la lumière. Les scientifiques ne savent pas encore comment ils y parviennent. Ils peuvent le faire en modifiant directement le taux de désintégration du strontium 90, ou bien en affectant le compteur ; mais ils peuvent aussi, d’une quelconque façon, contourner l’ensemble de ce processus et influencer simplement et directement les lampes.

Les chercheurs considèrent cette machine comme une source automatique d’événements aléatoires mathématiquement et scientifiquement digne de confiance. En effet, lorsqu’il n’est pas influencé, le compteur placé dans le GNA enregistre un nombre approximativement égal de « 1 » et de « 2 », montrant que son comportement est bien aléatoire. On le laisse branché parfois, entre les tests, afin de vérifier que son fonctionnement est toujours aléatoire.


Pour aller plus loin :

-  Une expérience en cours à l’IMI utilisant un GNA dans une salle de cinéma.
-  Le Global Consciousness Project auquel participe l’IMI, et qui recueille les données de GNA disposés partout dans le monde.
-  Une présentation des principales recherches sur la psychokinèse.

L’IMI remercie Guy Beney pour son aimable autorisation de publication de cet extrait de l’ouvrage "La recherche psi. Bilan de la Parapsychological Association", publié en 1983.

Mots clés associés à cet article : Micro-psychokinèse |