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Biographie de Paul Stevens

Biographie de Paul Stevens


(JPEG) Mon intérêt pour la parapsychologie s’est éveillé très tôt, il date d’une série télé enfantine : « Les gens du futur » (« The Tomorrow People », récemment édité en DVD pour mon plus grand plaisir !). C’était une histoire de science-fiction concernant un groupe d’enfants représentant l’étape suivante dans l’évolution de l’humanité, étant télépathes, clairvoyants et guérisseurs. Mieux encore, ils pouvaient se téléporter (« balader » était l’expression choisie, terme repris d’une autre série de science fiction : Les étoiles, ma destination par Alfred Bester). Cela a débouché sur un intérêt pour d’autres œuvres de sciences-fictions, spécialement celles qui traitaient des effets psi. Mon intérêt s’est aussi développé pour certains aspects du paganisme (considéré soit comme une interprétation des temps modernes de systèmes spirituels traditionnels ou comme une invention du New Age, selon votre point de vue), surtout lorsqu’il est affirmé que les effets psi et leurs possibilités faisaient partie de tels systèmes de croyance.

Mais tout ceci est resté plutôt un hobby qu’un plan de carrière. Après avoir lu un tas de livres populaires à ce sujet, je n’avais pas réellement connaissance de la littérature académique sur la parapsychologie et j’ignorais qu’il existait des chercheurs universitaires au Royaume Uni. Ainsi, mon plan de carrière tournait autour de mon autre passion : l’astronomie.

En 1989, j’ai poursuivi une maîtrise en Astronomie au Collège de l’Université de Londres, plongeant dans les physiques stellaires, planétaires et dans l’univers en général. Pourtant, j’étais toujours très intéressé par la parapsychologie - mon projet de deuxième année avait pour sujet l’effet corona, l’effet physique soulignant les auras Kirlian - alors j’ai décidé de mettre sur pied une société universitaire de parapsychologie. Lors de la première rencontre, un étudiant de seconde année, Tony Lawrence, m’a parlé et dit qu’il devait commencer un doctorat dans Unité de Parapsychologie Koestler ( KPU) à l’Université d’Edimburg dès qu’il aurait terminé son master. C’était la première fois que j’entendais parler du KPU, mais cette rencontre m’a aussi conduit à rencontrer le Professeur Robert L Morris (alors en charge de la Chaire de Parapsychologie Koestler) et à définir une thèse de recherche cherchant certains aspects biophysiques des effets psi. Ainsi, après avoir terminé mon master, je suis venu à Edimbourg et j’ai terminé en 1997 un Ph.D sous la supervision du Professeur Morris.

Pendant mon doctorat, j’ai également eu la chance de me voir accorder une Session de Recherche Estivale à l’Université du Nevada, Las Vegas, qui, en plus de me faire connaître une ville qui pourrait être elle-même qualifiée de « paranormale » (nulle part ailleurs il ne peut faire aussi chaud !), m’a donné aussi l’opportunité de rencontrer plusieurs des chercheurs américains en parapsychologie. Après le doctorat, je suis resté en tant que chercheur assistant au KPU grâce à une série réussie de lever de fonds, et actuellement je supervise moi-même des étudiants en thèse.

Bien que mon intérêt spécifique ait varié avec le temps, il est quand même grosso modo le même que lorsque j’ai débuté mon PhD : je désire davantage de connaissance de ce que sont les effets psi. Bien que nous parlions de télépathie ou de psychokinèse comme si nous comprenions ces phénomènes, nous ignorons actuellement comment ils fonctionnent, et même ce que nous désignons réellement par ces termes. Au cours de ces années, ma recherche a été orientée vers l’examen des suppositions que nous faisons comme parapsychologues et la recherche d’autres voies de compréhension de ce qui est habituellement considéré comme nos phénomènes « de base ». Par exemple, les études ESP Ganzfeld tentent d’affirmer qu’il y a information sur la cible vidéo transférée en quelque sorte de l’émetteur vers le receveur (ou peut-être directement de la cible vers le receveur). Plusieurs de mes travaux ont interrogé cette hypothèse, essayant de comprendre si, alors que nous considérons d’autres aspects du système (tel l’étonnant pouvoir d’imagination du cerveau humain et la communication complexe permise par le feedback sensoriel conventionnel), une communication psi entre les deux personnes pourrait actuellement être simplifiée et donner alors les mêmes résultats.

Poursuivant cette approche, quantité de mes recherches se sont focalisées au niveau des effets sur le comportement humain de très faibles champs magnétiques à basse fréquence. J’ai étudié les effets du champ magnétique terrestre sur les expériences psi, modifié la manière dont les gens parcourent des images émotionnelles en les installant dans une chambre avec des enroulements magnétiques enfouis dans les murs, cherché les différences dans l’arrière-plan de champs magnétiques de sites supposés être hantés avec des lieux « non hantés » comme sites de contrôle, examiné de façon plus détaillée l’activité cérébrale qui se produit lorsque les gens sont stimulés soit par des champs magnétiques faibles, soit par un agent envoyant des pensées émotionnelles à partir d’une autre pièce.

Comparé à d’autres chercheurs dans ce domaine, j’ai eu beaucoup de chance en ce sens que j’ai continuellement été employé durant les huit dernières années et demie comme chercheur en parapsychologie à temps plein dans le même laboratoire. C’est malheureusement rare. A cette fin, j’ai dû recourir à des fonds externes, étendant constamment mon contrat de chercheur assistant d’année en année. Bien que j’aime la recherche elle-même, le manque de tout sécurité d’emploi et le besoin constant de trouver plus d’argent pour les salaires et équipement peuvent être stressants : la parapsychologie n’est pas un choix facile.

En plus de cela, vous trouverez souvent qu’il n’y aura personne autour de vous présentant les aptitudes dont vous avez besoin pour mener à bien une partie de la recherche - ceci est particulièrement vrai si vous êtes comme moi et comme les parapsychologues doivent souvent l’être, actif dans une recherche multidisciplinaire. Vous devez alors passer du temps à développer cette aptitude vous-même, vous souciant d’adopter des techniques issues d’une variété de différents secteurs, les couplant et espérant que cela fonctionnera comme vous le souhaitez.

Stressant, oui, mais étrangement c’est aussi une des raisons qui font que la parapsychologie est si intrigante et, de plusieurs façons, satisfaisante : vous explorez des régions qui sont trop souvent négligées par les autres domaines scientifiques. Même en fin de votre doctorat, il y a des chances que vous soyez expert dans votre sujet car personne d’autre ne l’aura abordé de la même façon que vous (si déjà il a été étudié). Finalement, que vous pensiez que la parapsychologie représente une légère anomalie qui pourrait éventuellement se dissoudre dans le courant officiel de la science ou alors qu’il s’agit du tranchant d’un nouveau paradigme qui révolutionnera votre compréhension de ce qu’est l’être humain, vous savez que vous êtes, par votre modeste cheminement, en train de collaborer à une meilleure compréhension de l’univers dans lequel nous vivons. Aucun scientifique ne peut espérer mieux.

Sélection bibliographique

Roe, C., Davey, R. & Stevens, P. (2003). Are ESP and PK aspects of a unitary phenomena ? Journal of Parapsychology, 67, 343-366.

Stevens, P. (2005). The effect of weak magnetic fields on a random event generator : reconsidering the role of geomagnetic fluctuations in microPK studies. European Journal of Parapsychology, 20(2), 135-149.

Stevens, P. (2004). Experimental evaluation of a feedback-reinforcement model for dyadic ESP. Journal of Parapsychology, 68, 65-92.

Stevens, P. (2002). Can we differentiate between ESP and Imagination ? Journal of the Society for Psychical Research, 66(4), 239-246,

Stevens, P. (2001). Effects of 5s exposures to a 50 µT, 20 Hz magnetic field on skin conductance and ratings of affect and arousal. Bioelectromagnetics, 22, 219-223.

Stevens, P. (2000). Human electrodermal response to remote human monitoring : Classification and analysis of response characteristics. Journal of Parapsychology, 64, 391-409.

Stevens, P. (2000). Noise, physics and psi : new ideas for research. International Journal of Parapsychology, 11, 63-72.

Stevens, P. (1999). Remote psychokinesis. European Journal of Parapsychology, 14 68-79.

Stevens, P. (1998). Techno-Dowsing : Developing a physiological response system to improve psi training, Journal for Scientific Exploration, 12(4), 551-568.

Wiseman, R., Watt, C., Stevens, P., Greening, E., & O’Keeffe, C. (2002). An investigation into the alleged haunting of Hampton Court Palace : Psychological variables and magnetic fields. Journal of Parapsychology, 66, 387-408.

L’IMI remercie Carlos S. Alvarado pour son autorisation àtraduire et publier un texte originalement présenté ici.

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